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La Gaude histoire de noms

On retrouve la première trace du nom de La Gaude, Alagauda, sur le cartulaire de l’abbaye de Lérins en 1062. L’orthographe varie ensuite au gré du temps et des copistes. Le testament de Bertrannus Engilranus évoque au XIIème siècle les terres cultes et incultes in Alagaudam.

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Quelques étymologies fantaisistes.
Lorsque Louis XIV impose un blason pour le village, le blasonniste dessina un coq, lou gau, que l’on imagine assez mal précédé d’un article féminin.
Certains auteurs ont également fait un rapprochement avec la « gaude », plante tinctoriale, qui contient une teinte jaune fort utilisée au moyen-âge… mais dont on ne retrouve aucune trace dans les écrits sur les cultures gaudoises.
D’autres ont émis l’idée que la Gaude pouvait avoir pour racine le verbe latin « gaudere », se réjouir, et lié ce verbe à la réputation du vin de La Gaude. Hors, la culture de la vigne n’existait pas au XIème siècle.

Étude toponymique.
C’est donc dans la toponymie, qui étudie les noms de lieux en liaison avec la langue, qu’il faut rechercher l’explication la plus vraisemblable. Les termes Gaut, Gaud, Gault, … tirent leur origine du bas latin waldus, et désignent les lieux couverts de forêts.
Le nom en langue d’oc du village est resté Alagauda, tout attaché. 

Le temps des quartiers
La commune de La Gaude est divisée en quartiers dont les noms racontent notre histoire.
Avec des racines latines, souvenir du temps des romains, les Condamines ; la mémoire des invasions des goths, La Gaude, de wald, le bois ; et notre belle langue d’oc, le tacon, la pièce rapportée.
On y retrouve la mémoire des cultures avec le plantié, la jeune vigne, la garbasse, grosse gerbe, ou les vergers.
On y voit le relief, dans toute la subtilité de notre belle langue, pour décrire les collines (le Seren, dos d’âne, ou le Peymont, arête isolée), les plateaux (le Suy blanc, plateau de sable clair) ou les vallons (Vallestrèche, vallée profonde, ou le dégoutaire, vallée qui sert de gouttière aux plateaux lors des gros orages).
On lit le climat dans le Fournier, chaud comme un four, ou le Bourinaou aux brumes matinales.
On trouve l’industrie des hommes à la Tuilière, ancienne fabrique de tuiles et carrelages. On voit les territoires de chasse comme à la Chichié, où vivent les petits oiseaux.
La religion laisse des traces à la Pagane, la païenne, quartier protestant.
Un quartier peut être nommé par sa végétation comme le malbosquet, mauvaise forêt.
Enfin, dans un pays où l’eau est d’or, la moindre source est évoquée à la Font du renard, où viennent s’abreuver les animaux, ou à Fongeri, la source de Didier.
Toute une histoire est fixée dans les noms de quartiers venus de la nuit des temps.


Remerciements 
Travail de recherche historique et d’écriture Alex BENVENUTO
La réalisation des dessins est l’oeuvre d’Henri CAPRA


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