La Gaude Twitter Facebook Contact Accessibilité
5. Loisirs et culture
Flash info
Partager cet article :
La Gaude, un pays de contraste, doux et violent.

Ce village provençal du Pays d’Azur adossé aux baous se situe entre mer et montagne à une vingtaine de kilomètres de Nice. Il est entouré de Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer, Saint-Jeannet et Vence. Ce territoire, bien ensoleillé, conserve de larges espaces verts et cet environnement contribue à la douceur d’y vivre. Déjà, en 1957, Marcel Pagnol vantait les charmes de La Gaude : « Je reviendrai dans une quinzaine et je m’élancerai chez vous pour admirer vos fleurs barbares et boire votre vin civilisé ».

Une longue Histoire

Un très ancien lieu de passage.
Le nord de l’actuelle commune a été un lieu de passage depuis la route du bronze jusqu’à la voie romaine en passant par la voie Héracléenne que Cicéron décrit comme « un chemin continu, d’Italie en Espagne ». On peut trouver des traces d’occupations néolithiques, et des enceintes fortifiées celto-ligures parfois réoccupées par des villas romaines.

Une forte présence romaine.
JPEG
En 189 avant Jésus Christ, le prêteur Boebius est massacré avec ses troupes sur les collines de La Gaude après le gué du Var. La Via Julia Augusta traverse la commune et rejoint Vence, cité romaine. Le domaine de la Garbasse fut occupé par les romains. Ceci explique la découverte d’un sarcophage le long de la Voie Aurélienne, restauré et placé dans un mur au bord de la voie antique. Sur le front, se trouvent deux épitaphes dans des cadres moulurés ; à gauche celle de deux frères, dont l’un est mort à l’âge de douze ans, et à droite celle de leur père - qui a occupé des charges à la fois politiques et religieuses - dédiées toutes deux par la même femme, respectivement mère et épouse des défunts.
Après la Pax Romana, les sarrasins envahissent la région en 732.

Les seigneurs de La Gaude.
En 1042, le seigneur Miro et son épouse Léotgarde donnent à l’abbaye de Saint-Victor une mense à Trigans. En 1062, La Gaude apparait sur le cartulaire de l’abbaye de Lérins. A partir de 1242 et jusqu’à la Révolution, la famille de Villeneuve conservera la seigneurie de La Gaude.

Le château.
JPEG
L’histoire contemporaine de La Gaude commence avec la construction du Château de La Gaude et de l’église San Peire. Le premier emplacement du village se situe à l’abri de ces deux constructions, sur l’actuelle commune de Saint-Jeannet.
Avec la peste de 1470, le village et le château se vident d’habitants et le village se transporte au Trigan à l’emplacement de l’actuelle basse Gaude. Une chapelle remplace l’église Saint Pierre au lieu-dit Sainte-Apollonie. Une croix marquera en 1895 l’emplacement de cette nouvelle église.
Enfin, le village se déplace plus au nord sur le lieu de l’actuel village et une église est construite et dédiée à Saint-Pierre, en souvenir de l’église des origines.

Séparation de La Gaude et Saint-Jeannet
Le premier territoire des seigneurs de La Gaude regroupait les communes de La Gaude et Saint-Jeannet. Après le départ du village du Château de La Gaude vers le Trigan, Saint-Jeannet prend la prérogative de la levée des impôts sur tout le territoire. Cela qui ne convient pas à Hugues Bérenguier qui porte la demande de séparation des deux communautés devant le parlement d’Aix qui rend arrêt en sa faveur. Après moult vicissitudes, la séparation est officialisée en 1599. En 1791, la commune s’agrandit des terres de la Baronne, confisquées à « l’émigré » Pierre de Villeneuve, Baron de Vence.

La légende de la Baronne et le trésor de la Maure.
Un peu avant l’an mil, chaque matin, Valérie, petite orpheline de onze ans, quittait le hameau du Trigan pour aller garder son troupeau de moutons sur les collines au-dessus du Var. Les gaudois la mettaient en garde de ne pas aller plus bas, car des « infidèles » s’étaient installés dans les bois après Saint-Laurent du Var. Le gout des lieux secrets l’attira malgré tout et elle fut faite prisonnière par des hommes en armes enturbannés qui l’emmenèrent près d’une femme, habillée de blanc et à la voix douce. « Je suis Fatima, on me surnomme la Maure et nous avons pris ton troupeau parce que nous avions faim. Je ne peux te relâcher car les gens d’Alagauda viendraient nous chercher, mais tu pourras être ma fille et princesse si tu le veux, et venir avec moi de l’autre côté de la mer. » Mais au moment d’embarquer, des hommes du seigneur d’Antibes avaient tendu une embuscade aux infidèles, et seule Fatima et Valérie purent remonter dans leur cachette. Fatima, grièvement blessée, confia à Valérie le secret de la cachette de son trésor.
Valérie revint au village et se garda bien de parler de son aventure.
Quelques années plus tard, à l’âge du mariage, elle ne trouva personne pour se soucier d’une souillon sans dot. Elle se souvint alors du secret de Fatima et des semaines durant chercha le trésor de La Maure. Devenue riche, elle acheta toutes les terres le long du Var, épousa le fils du seigneur de Cagnes et devint Baronne des Pugets. Elle vécut longtemps, estimée de tous, et on donna à ses terres le nom de la Maure et de la Baronne en souvenir de Valérie la petite bergère et de son amie Fatima.

Les Templiers
Les possessions des Templiers sont inventoriées par le procès-verbal de saisie des biens de l’ordre en 1308. Il s’agit essentiellement de terres des familles Augier, Gastaure, Sigala, et Guillaume d’Eze, damoiseau de La Gaude. Tous ces biens passèrent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Ainsi, les Templiers furent longtemps coseigneurs de La Gaude avec la famille de Villeneuve jusqu’à la Marquise de La Gaude qui laissa trace dans la mémoire des gaudois par ses innombrables procès, jusqu’en 1789.

L’or des alchimistes
Conte ou réalité ?
Philémon d’Artigas vivait auprès de Romée de Villeneuve dans le château de La Gaude. Il habitait l’étage ouest et passait la majorité de son temps dans une chambre secrète à laquelle on ne pouvait accéder que par une échelle. Enfin, il parvint un jour à décrire le processus complet du changement du plomb en or. Il avertit Romée que richesse et puissance lui appartenaient.
Effectivement Romée de Villeneuve, très pauvre jusqu’alors, acheta nombre de seigneuries autour de La Gaude. Il sera seigneur des Arcs, de Vence, Cagnes, Gréolières, Coursegoules, Saint-Laurent … Il donnera La Gaude à son fils Paulet et Vence à son fils Pierre.
Philémon initiera à l’alchimie un savant homonyme des seigneurs de La Gaude, Arnaud de Villeneuve, voyageur catalan de passage à Nice vers l’an 1300, qui deviendra le plus illustre des alchimistes du moyen-âge.

Oliviers, vigne, bigaradiers, ou œillets ?Le moulin à huile {JPEG}
L’histoire des cultures a modelé notre paysage.
Ce sera d’abord le temps du blé et des oliviers, héritage ancestral. C’est la construction des moulins à sang dans le village, avec la meule tournée à l’aide du mulet, et à eau près de la Cagne.
Puis viendra le temps de la vigne, qui supplantera les céréales et amènera l’arrachage d’anciens oliviers. En 1791, la valeur de la vigne dépasse pour la première fois celle du blé et représentera au début du XIXème siècle la moitié des surfaces cultivées. Le phylloxera stoppera ces cultures à partir de 1875.
De 1900 à 1910, l’industrie du parfum réclame de plus en plus de matière première. C’est le temps des bigaradiers, les oranges amères. La commune se couvrira de ces arbres qui fourniront la fleur d’oranger à Grasse, et les écorces d’oranges, appelées « coulanes », pour le Picon !
Avec l’arrivée de l’eau, le paysage n’est plus l’olivier séculaire ni la vigne. C’est le temps de l’œillet, qui occupera dès lors l’essentiel de l’espace. Les plantations de plein air côtoient celles sous serres jusqu’au cœur des vallons et forment un paysage unique dans l’histoire du village.
Aujourd’hui, La Gaude, régina de li flou, n’existe plus que dans quelques photos de famille anciennes. Et les oliviers, parfois venus d’Espagne agrémentent les jardins des villas. 


Remerciements 
Travail de recherche historique et d’écriture Alex BENVENUTO
La réalisation des dessins est l’oeuvre d’Henri CAPRA

INFOS PRATIQUES
Office de Toursime
Téléphone 04 93 24 47 26
Formulaire de contactContacter l’Office
de Tourisme

Horaires d’ouverture
Lundi 8h30 à 12h00
Du mardi au vendredi
de 8h30 à 12h et de 14h30 à 17h30
Fermé le samedi.
Contactez la mairie Mairie 24h24 Plan intéractif
Infolettre Application mobile
Mairie de La Gaude

6 Rue Louis Michel Féraud

06610 LA GAUDE

Tél. : 04 93 59 41 41
Fax. : 04 93 24 78 06

Contact Contact

Voir les horaires d'ouverture
La Gaude
Crédits et mentions légales Plan du site Plan interactif Flux Rss Infolettre Actualités Espace privé